Oeuvre Falret

Assurer un service minimum aux personnes vulnérables

COMMUNIQUE DE PRESSE Paris le 30 mars 2020

L’interfédération PJM (FNAT, Unaf, Unapei), dont les réseaux d’associations sont mobilisés aux côtés des personnes bénéficiant de mesures de protection (tutelle et curatelle), interpelle les pouvoirs publics et les acteurs économiques pour assurer un service minimum aux personnes vulnérables.

Depuis le début du confinement, de plus en plus de commerçants refusent le paiement en espèces et les agences bancaires ferment leurs guichets les unes après les autres. Les nécessaires mesures de lutte contre la propagation du virus ne doivent pas faire oublier que 5 % de nos concitoyens n’ont pas de carte de paiement, ni de carte de retrait. Ils ne peuvent régler leurs achats qu’en espèces et ont besoin d’avoir accès à un guichet pour retirer de l’argent.
Des dizaines de milliers de majeurs protégés ne peuvent plus faire leurs courses
Un grand nombre de majeurs bénéficiant d’une mesure de protection juridique sont dans ce cas de figure et ne peuvent plus ni retirer des espèces, ni subvenir à leurs besoins de base (alimentation, produits d’hygiène…). Cette situation les met donc en grande difficulté, à un moment où ils sont particulièrement touchés par le confinement. En effet, beaucoup d’entre eux sont isolés, handicapés ou âgés, souffrant de troubles psychiques…

Le paiement en espèces est une nécessité absolue pour les personnes vulnérables


L’interfédération PJM (FNAT, Unaf et Unapei) a déjà saisi en urgence la Direction du Trésor, la DGCCRF, l’ACPR, le Ministère des Solidarités et de la Santé, le Ministère de la Justice, ainsi que le Défenseur des Droits, pour les alerter de la situation et pour que les commerces maintiennent leurs services, dans le respect de la loi [1] et des mesures liées à l’état d’urgence sanitaire.

Voir le Communiqué de Presse : Mesures Covid19 / Le paiement en espèces est vital pour les personnes vulnérables, Paris le 30 mars 2020

[1] Le refus de paiement en espèces est contraire à la loi et puni d’une contravention de deuxième classe (article R. 642-3 du code pénal)